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Portrait d’une mante : la photo du mois d’août

Une mante religieuse vue de face, posée dans la main du maraîcher. -

Comment nous irriguons nos légumes bio
Ce n’est un secret pour personne, la production de légumes nécessite de l’eau. Il existe de nombreuses variations dans les systèmes d’irrigation maraîchers. Le nôtre a été construit pour répondre à nos besoins tout en s’adaptant à nos contraintes.
Alimentation en eau
En préalable à notre installation, nous avons voulu vérifier que nous pourrions disposer d’eau en quantité suffisante tout au long de la saison. Pour cela, nous avons fait effectuer un forage. Ainsi, l’eau que nous utilisons est issue d’une nappe souterraine.
Une pompe de relevage, située au fond du forage, fait remonter l’eau jusque dans une citerne souple. Cette poche tampon nous permet de stocker l’eau avant qu’elle soit prélevée par le système d’irrigation et envoyée dans le champ. La citerne souple a l’avantage de garder l’eau propre et d’éviter le développement d’algues.
Système d’irrigation

En plein champ
Pour arroser les légumes de plein champ, nous utilisons des asperseurs à frappes, qui projettent l’eau à une quinzaine de mètres de distance en tournant sur eux-mêmes. Nos asperseurs sont reliés à des tuyaux souples et nous les déplaçons dans les jardins, pour les positionner au mieux selon les cultures à irriguer, mais aussi selon le vent. En effet, sous l’effet du vent, le jet d’eau peut être dévié. Notre système complètement adaptable nous permet d’ajuster au mieux la position et le réglage des asperseurs pour arroser uniquement les zones souhaitées et éviter de perdre de l’eau.
La fréquence des arrosages dépend du type de culture et de la météo. Certaines cultures nécessitent des apports beaucoup plus rapprochés que d’autre. La salade, par exemple, doit être arrosée très régulièrement par temps chaud, sans quoi elle monte rapidement à graines. D’autres cultures, telles que la courge ou le poireau, supportent bien des arrosages plus espacés.
Sous abri
Sous les serres, nous disposons de deux systèmes d’arrosage : aspersion et goutte-à-goutte.
Des asperseurs pendulaires disposés en haut des serres permettent de dispenser une pluie régulière sur toute la surface cultivée. Ils sont utilisés pour les verdures ou les racines, implantées la plus part du temps au printemps ou à l’automne.
Des tuyaux de goutte-à-goutte, perforés régulièrement, sont tirés le long des lignes de cultures, uniquement pour les légumes qui supportent mal d’avoir le feuillage mouillé : tomates, concombres, aubergines, poivrons, melons… Ils permettent d’apporter, directement au pied du plant, une quantité d’eau suffisante pour son développement.

Perspectives d’avenir
Il n’existe pas de solution d’arrosage qui se prête à toutes les cultures et dans toutes les circonstances. Ainsi, le goutte-à-goutte, renommé pour être économe en eau, n’est pas forcément facile à mettre en place ni bénéfique pour tous les types de culture. Dans les saisons à venir, nous allons expérimenter des systèmes de goutte-à-goutte dans le plein champ. Nous déployons aussi au fur et à mesure de plus en plus de paillages pour garder le sol humide.
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Grenouille surprise : la photo du mois de juillet

Cette jolie grenouille n’était pas aussi bien cachée qu’elle le croyait… -

Les oiseaux de notre ferme, partie 1
Du printemps à l’hiver, nous côtoyons diverses espèces d’oiseaux plus ou moins petits. Certains nous aident à lutter contre les ravageurs en les dévorant, d’autres se nourrissent des graines qu’ils peuvent trouver en abondance sur notre parcelle. D’autres encore préfèrent déterrer des insectes ou des vers, ou chassent au-dessus de nos têtes. Pour les identifier, nous avons fait appel à la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) de Meurthe-et-Moselle, car nous ne sommes pas ornithologues ! Voici quelques unes des espèces que l’on peut apercevoir ou entendre chez nous.
Dans cette première partie, parlons des oiseaux que nous apercevons le plus souvent.

Chouca des tours
C’est généralement en groupe que les choucas atterrissent dans notre champ. Ils visitent généralement les zones où le sol a été récemment retourné. Si nous le confondions au début avec la corneille, c’est en apercevant les reflets gris à l’arrière de sa tête que nous le reconnaissons à présent. Un autre signe qui ne trompe pas, c’est son cri très reconnaissable.
Le chouca mange de tout, des graines aux vers ou escargots.
Lewis Hulbert, CC BY 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by/3.0, via Wikimedia Commons

Corneille noire
On rencontre fréquemment les corneilles, parfois en compagnie des choucas. Elles apparaissent un peu partout sur le terrain, fouillant le sol à la recherche de nourriture ou parfois de cailloux qu’elles emportent au loin. Au début, nous étions un peu inquiets car la mauvaise réputation de la corneille la classe souvent parmi les nuisibles. Nous craignions par exemple qu’elles ne déterrent nos graines de haricot pour les manger. Mais nous n’avons jamais eu de soucis avec elles et avons rapidement abandonné nos craintes.
Alexis Lours, CC BY 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by/4.0, via Wikimedia Commons

Hirondelle (rustique et de fenêtre)
Les hirondelles rustiques et les hirondelles de fenêtres sont nombreuses au-dessus de nos jardins pendant l’été.
Quand elles ne sont pas en train de chasser en plein vol, elles se perchent sur nos câbles électriques pour pépier joyeusement.
Photo : Charles J. Sharp, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons

Moineau domestique
Bien connu de tous, le moineau domestique est présent en nombre dans les jardins qui bordent notre champ. C’est souvent en s’approchant d’une zone d’herbes hautes qu’on s’aperçoit qu’un groupe de moineaux était occupé à s’y nourrir. À notre approche, toute la bande prend son envol dans un bruissement d’ailes ! Le moineau est opportuniste et se nourrit de graines et d’insectes.
Photo : Charles J. Sharp, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0, via Wikimedia Commons

Pie bavarde
Nous observons souvent les pies par deux et nous entendons très régulièrement leur jacassement caractéristique. Elles arpentent le sol en marchant à la recherche de nourriture, puis retournent se percher dans les arbres qui peuplent les jardins du village. Lorsque la pie s’envole, on peut admirer les reflets bleutés de son plumage.
Diego Delso, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons
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Fleurs des champs : la photo du mois de juin

Un bouquet de fleurs des champs cueillies sur notre parcelle. -

Les outils du maraîcher bio, partie 1 : à quoi nous sert notre micro-tracteur ?
En maraîchage bio sur petite surface, tel que nous le pratiquons, les outils utilisés peuvent être mécaniques ou manuels. Sur notre petite ferme, nous disposons d’un micro-tracteur de 20cv, que nous utilisons pour travailler le sol ou pour transporter nos récoltes ou notre matériel.

Fraise
La fraise est l’outil de travail de sol que nous utilisons le plus souvent. Elle est composée de plusieurs ensembles de dents mis en rotation autour d’un axe horizontal, de façon à émietter le sol pour le rendre propre à la plantation ou au semis.
L’avantage de cet outil est un rendu très fin, sans mottes, qui facilite la plantation et permet de semer les graines, même les plus petites, directement en pleine terre.
L’action de la fraise permet aussi d’enfouir les végétaux présents à la surface. Ainsi, la matière organique constituée par les résidus de la culture précédente ou les herbes que nous avons laissé pousser est incorporée dans le sol et permet de nourrir les organismes qui y vivent.
Vibroculteur
Le vibroculteur est un outil tracté composé d’un ensemble de dents qui s’enfoncent dans le sol et viennent le décompacter. C’est la vitesse d’avancement du tracteur qui permet l’action de l’outil.
Il est appelé ainsi car la forme de “S” des dents cause une vibration qui permet d’émietter la terre.
Charrue
Notre charrue plutôt modeste est constituée d’un seul soc. Celui-ci pénètre le sol plus ou moins profondément et le découpe avant de le retourner et de le déposer sur le côté. C’est ce en quoi consiste le labour.
Nous utilisons la charrue, sans l’enfoncer très profondément, pour détruire l’herbe lorsque nos cultivons une zone pour la première fois. Cet outil est très efficace pour limiter la concurrence du chiendent, très difficile à éliminer.
Tondeuse
Notre tondeuse tractée nous sert à entretenir les chemins et les abords de notre zone cultivée. Soucieux de laisser de la place à la biodiversité, nous ne tondons régulièrement que les zones de passage ainsi que les abords directs des serres,des cultures et de la clôture. Nous conservons des zones enherbées qui ne sont tondues que tous les 2 ans. Nous utilisons aussi la tondeuse sur les zones cultivées, pour couper la végétation en place avant de l’enfouir avec la fraise.
Même si nous utilisons régulièrement le tracteur, nous passons bien plus de temps à utiliser des outils manuels, ou simplement nos mains… À suivre, un article sur les outils manuels que nous utilisons le plus.
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Fleur d’aubergine : la photo du mois de mai

L’une des toutes premières fleurs d’aubergine vient d’éclore. -

Les légumes bio de saison en Lorraine
Il n’est pas toujours facile de savoir à quelle période un légume est de saison dans notre région. Si vous achetez chez nous, c’est facile : si vous trouvez un légume sur notre étal, c’est qu’il est de saison ! Pour mieux savoir à quoi vous attendre, voici un petit aperçu des légumes de saisons que vous pourrez trouver aux Jardins de la mante verte. Attention : cette liste est à prendre à titre indicatif. Toutes sortes d’aléas peuvent hâter ou repousser l’arrivée d’une culture, voire causer sa perte !

À partir de la mi-mai
- légumes racines (en botte) : carotte, navet, betterave, oignon blanc, radis rose ;
- légumes feuilles : laitue, chou pointu, blette épinard ;
- légumes fruits : courgette ;
- aromatiques : ciboulette ;
- autres légumes : chou-rave, pois mange-tout.
De fin-juin à mi-septembre
- légumes racines : carotte, betterave ;
- légumes feuilles : laitue, côte de blette, blette épinard ;
- légumes fruits : tomate, courgette, concombre, aubergine, poivron, melon, pastèque ;
- aromatiques : ciboulette, persil ;
- autres légumes : haricot vert.
De mi-septembre à mi-octobre (ou au début des gelées)
- légumes racine : carotte, betterave, céleri-rave, navet, radis noir, radis rose ;
- légumes feuilles : laitue, côte de blette, blette épinard, poireau, chou de milan, chou blanc, chou kale ;
- légumes fruits : tomate, courgette, concombre, aubergine, poivron , potimarron, butternut ;
- aromatiques : ciboulette, persil ;
- autres légumes : haricot vert, oignon.

À partir de fin-octobre :
- légumes racine : carotte, betterave, navet, radis noir, céleri-rave ;
- légumes feuilles : laitue, côte de blette ; épinard, poireau, chicorée, mâche, chou de milan, chou blanc, chou kale, chou-rave ;
- légumes fruits : potimarron, butternut ;
- aromatiques : ciboulette, persil ;
- autres légumes : oignon ;
Nos récoltes se poursuivent jusqu’à la fin février, avec une pause au moment des fêtes de fin d’année, avant de lancer la nouvelle saison pour le printemps suivant.
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Cassis bourdonnant : la photo du mois d’avril

Un bourdon au travail sur les premières fleurs de cassis. -

Le juste prix de nos légumes bio
À partir de la saison 2023, nous démarrons une expérimentation de légumes à prix libre dans notre village. Nos légumes sont accompagnés d’un tarif indicatif, qui a pour but de refléter la valeur réelle de nos produits. Nous vous expliquons comment nous déterminons ce juste prix.
Comment est calculée la valeur d’un légume ?

Le coût de revient
Pour déterminer la valeur d’un légume, de nombreux facteurs entrent en compte. Aux Jardins de la mante verte, nous effectuons la majeure partie du travail à la main. Ainsi, la plus grosse part de la valeur du légume correspond à notre rémunération.
Malgré tout, nous avons tout le même besoin d’un micro-tracteur pour travailler notre sol. L’usage du tracteur est ainsi inclus dans le prix du légume. Si le légume est produit sous tunnel, l’amortissement du coût du tunnel est aussi pris en compte.
Ensuite, même si notre système est plutôt économe en ressources, nous avons besoin d’intrants : nous devons nous procurer les semences et les plants, nourrir notre sol et protéger nos plantes, ce qui nécessite d’acheter du compost, des amendements et engrais organiques, des voiles anti-insectes, etc. Chaque culture en consomme, certaines beaucoup plus que d’autres. Il faut ajouter à cela le coût de l’eau : nous avons certes un forage, mais pour pomper cette eau nous utilisons de l’électricité, qui elle a un coût. Ainsi, chaque heure d’arrosage a son propre prix.
La marge
Une fois que tous les coûts ont été prix en compte, nous devons ajouter une marge qui permet à notre entreprise de rester en bonne santé. En plus du coût de revient des légumes, nous devons encore générer assez d’argent pour payer toutes nos charges de structure (assurances, cotisations sociales, comptable, véhicules…).
Par ailleurs, pour pouvoir produire nos légumes, nous avons dû faire des investissements : achat du terrain, création d’un forage, mise en place de l’ensemble du système d’irrigation, locaux de stockage… Notre marge doit nous permettre de couvrir les emprunts liés à ces investissements et d’en absorber les coûts sur le long terme.
Enfin, nous devons aussi prévoir de quoi investir dans les équipements qui nous manquent encore, ou faire face aux imprévus.
Exemple de calcul du prix d’un légume
Prenons l’exemple de la carotte, une culture qui nécessite beaucoup d’interventions manuelles car elle doit être désherbée plusieurs fois. Elle a aussi besoin d’être protégée des insectes ou du froid par des voiles.
Poste de dépenses % du prix Main d’œuvre = la valeur nos heures de travail 56,5% Protection (principalement voiles) 9,1% Eau 3,6% Graines 2,4% Tracteur 0,7% Amendement 0,5% Total du coût de revient 72,9% Marge 21,9% TVA 5,2% Exemple de calcul du prix d’une carotte bio de plein champ Ainsi, plus de la moitié du prix correspond à nos heures de travail. Cette proportion illustre bien la sobriété de notre modèle et vous rappelle que, quand vous achetez nos légumes, vous donnez avant tout de la valeur à notre travail.
Conclusion
Le prix juste des légumes, c’est celui qui nous permet de nous rémunérer et de maintenir notre entreprise en bonne santé, de façon à pouvoir continuer à travailler longtemps. En achetant nos légumes, vous saurez à présent à quoi sert votre argent.