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La saison 2024 a démarré !
Reprise des ventes sur les marchés ce week-end : vendredi 10 mai à Vandœuvre-lès-Nancy et samedi 11 mai à Pont-à-Mousson.
Nous serons très bientôt de retour le dimanche matin à Vandœuvre !




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Produire ses graines : un vrai métier
On nous demande souvent si nous produisons nous-mêmes nos graines sur la ferme. Certains maraîchers bio produisent une partie de leurs semences, mais ce n’est pas notre cas. Nous estimons que la production de semences est un métier à part entière et voici pourquoi nous ne produisons pas nos graines.

La sélection
Lorsqu’on produit des graines, il est primordial de bien sélectionner les plants sur lesquels on va prélever les graines, qu’on appelle des “porte-graines.” En effet, au sein d’une même variété, chaque individu est différent. En sélectionnant les graines issues d’un porte-graine présentant certaines caractéristiques, nous avons plus de chances de retrouver les mêmes caractéristiques chez ses descendants.
La sélection peut se faire sur de nombreux aspects différents : le goût, la résistance à certaines maladies, la résistance au manque ou aux excès d’eau, la productivité, l’aspect des fruits… Sélectionner les porte-graines selon ces critères demande du temps.
Par ailleurs, pour être sûr que les graines produites par le porte-graine donnent bien le légume que l’on cherche à obtenir, il faut parfois surveiller de très près la pollinisation, voire assurer la pollinisation soi-même. Par exemple, imaginons que je prélève les graines d’une courgette qui a poussé dans ma parcelle, où se trouvent aussi mes potimarrons. Lorsque je planterai ces graines l’année suivante, je n’ai aucun moyen de savoir si elle donneront bien des courgettes, comme je le souhaite, mais une sorte de mélange entre la courgette et le potimarron. À moins d’avoir effectué la pollinisation moi-même, ce qui encore une fois demande du temps.
Le cycle de culture
Pour obtenir des graines, il faut que la plante ait le temps d’accomplir tout son cycle reproducteur. En général, quand on cultive un légume, on récolte celui-ci soit avant que les graines soient produites (dans le cas des légumes feuilles ou des légumes racines) ou avant que les graines soient arrivées à maturité (dans le cas des légumes fruits).
Ainsi, récolter des graines nécessite de laisser les plantes en terre bien plus longtemps que lorsqu’on récolte simplement le légume pour le commercialiser. Or, en maraîchage, il est fréquent qu’une culture en chasse une autre, car la place est précieuse, notamment sous les serres.

Par ailleurs, certains légumes doivent même rester en terre tout l’hiver pour monter à graines au printemps ou à l’été qui suit. Dans ce cas, il est nécessaire de disposer de l’espace suffisant pour permettre aux plants de terminer leur cycle. Quand il nous faut épandre le compost et travailler la terre pour pouvoir implanter les cultures de la saison suivante, c’est tout bonnement impossible. À moins de disposer d’une parcelle spécialement dédiée à la culture des porte-graine… et le temps nécessaire pour s’en occuper.
Après la récolte.
Une fois les graines prêtes à êtres récupérées, il faut les récolter puis les conditionner de façon à pouvoir les stocker sans qu’elles ne s’abîment. Cette étape est plus ou moins chronophage selon les légumes. D’une manière générale, il faut trier les graines en les séparant des résidus de fleur ou de fruit, avant de les faire sécher. Avant d’utiliser ces nouvelles graines ou de les échanger avec d’autres, il faudra procéder à des tests de germination, afin de savoir si les semences germent correctement dans de bonnes conditions.
Conclusion
Produire des graines prend du temps et nécessite un savoir-faire plus ou moins complexe selon les espèces de légumes. En tant que maraîchers bio, nous avons déjà énormément de travail pour produire et commercialiser nos légumes. Nous préférons donc acheter nos semences biologiques auprès de professionnels et obtenir ainsi des semences saines et de bonne qualité.
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Les oiseaux de notre ferme, partie 3
Troisième et dernier épisode consacré aux oiseaux qui ont été observés sur et aux alentours de notre ferme, avec un coup de main de la LPO. Cet article est consacré aux oiseaux que nous ne voyons que rarement, voire jamais, mais qui occupent le paysage sonore de nos journées et viennent parfois se nourrir sur notre terrain.

Chardonneret élégant
Nous apercevons plutôt rarement ce très joli oiseau, dont les couleurs sont remarquables. Il se nourrit de graines et particulièrement des graines de chardon dont il tire son nom.
Le chardonneret élégant est classé sur la liste rouge des espèces menacées en France. En effet, l’élimination systématique des mauvaises herbes le prive de sa nourriture.
Photo © Francis C. Franklin / CC-BY-SA-3.0, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0, via Wikimedia Commons

Linotte mélodieuse
La linotte mélodieuse se nourrit de graines d’adventices, qui poussent à droite à gauche dans nos jardins et en bordures de nos cultures. Son gazouillis agréable lui vaut son nom et accompagne nos matinées pendant les beaux jours.
Photo : Joe Pell, CC BY 2.0 https://creativecommons.org/licenses/by/2.0, via Wikimedia Commons

Pic épeiche
Le pic épeiche est présent dans les jardins de l’autre côté de la route. Comme il se nourrit principalement d’insectes qui vivent dans le bois des arbres, nous ne le voyons pas venir se nourrir dans notre champ. En effet, nous avons pour projet d’implanter des arbres fruitiers et des haies, mais il faudra attendre encore un peu pour voir des arbres pousser sur notre parcelle.
Bengt Nyman from Vaxholm, Sweden, CC BY 2.0 https://creativecommons.org/licenses/by/2.0, via Wikimedia Commons

Tourterelle turque
Un couple de tourterelles turques se fait entendre dans le village aux beaux jours. Les tourterelles nichent dans le hangar que nous utilisons ou dans le hangar voisin. Bien connu de tous, son roucoulement entêtant résonne généreusement aux alentours. Les tourterelles viennent parfois se nourrir chez nous, cherchant leur nourriture au sol.
Zeynel Cebeci, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons

Verdier d’Europe
Le verdier d’Europe fait partie des oiseaux qui viennent se nourrir des graines produites par les herbes qui poussent sur notre parcelle. Leur présence a été observé dans la zone de friche qui bord la route. On le reconnaît au jaune qui orne ses ailes, particulièrement remarquable quand il s’envole.
Charles J. Sharp, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0, via Wikimedia Commons
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Rotation : la danse des légumes bio

Si vous vous êtes déjà promenés en bordure de notre champ, vous aurez pu constater que les cultures sont réparties par familles, dans des carrés. En effet, notre espace de culture en plein champ est réparti en plusieurs sous-espaces que nous appelons des jardins. Chaque année, ces jardins accueillent un type de culture différent : c’est le principe de la rotation des cultures.
Pourquoi faire tourner les cultures ?
En maraîchage diversifié, nous produisons une vaste gamme de légumes, environ une trentaine pour notre cas. Chacun de ces légumes a ses propres besoins et transforme le sol où il a été planté d’une manière particulière.
Limiter les dégâts liés aux ravageurs et aux maladies
En implantant chaque année la même culture au même endroit, on augmente considérablement le risque de maladie et de dégâts liés au ravageurs. En effet, si un ravageur apprécie particulièrement un légume, comme le puceron cendré du chou sur cette photo, il va s’implanter à l’endroit où se trouve cette culture. Si l’on plante à nouveau le même légume à cet endroit, les ravageurs seront déjà présents pour s’en prendre à elle dès que le moment sera venu.
De même pour les maladies : si une culture est atteinte par une bactérie ou un champignon, celui-ci risque de rester dans le sol où il peut survivre pendant plusieurs années. En laissant se passer 3 ou 4 ans avant de ré-implanter la même culture dans le jardin, on diminue grandement les risques d’infection.

Éviter les carences
Tous les légumes n’utilisent pas les mêmes éléments chimiques pour se développer. Certains consomment plus d’azote, d’autres plus de phosphore ou de potassium. La rotation des cultures permet de faire se succéder, sur un même espace, des cultures ayant des besoin différents, de façon à ne pas épuiser les ressources disponibles dans le sol.
Par ailleurs, lors de la récolte, on laisse généralement une partie de la culture sur place : les fanes des carottes, les feuilles extérieures des poireaux, les racines des salades, les tiges des choux… Ces déchets de culture nourrissent le sol quand nous les enfouissons. Ainsi, l’alternance des cultures permet aussi d’apporter différents éléments au sol.
Quelle rotation dans notre ferme ?

En plein champ
Notre plein champ est divisé en 6 jardins. Chaque année, le jardin 4 accueille les cultures qui étaient au jardin 3 l’année précédente, le jardin 3 reçoit les cultures du jardin 2… et ainsi de suite. En pratique, voici la rotation des légumes sur un jardin donné :
- laitues
- verdures et racines diverses (betteraves, blettes, navets, radis noirs)
- courges
- poireaux et oignons
- haricots et choux
- carottes, céleris et persil (qui sont tous les 3 de la même famille)
- laitues
- etc…
Sous abri
Sous les serres, la rotation est un peu plus complexe, car une serre peut accueillir jusqu’à trois cultures différentes en une même saison. Pour simplifier, nous alternons une longue culture d’été très gourmande (par exemple la tomate) avec une succession de cultures moins gourmandes (par exemple : radis en début de saison, salades en fin de saison).
Conclusion
La rotation des cultures est indispensable en agriculture biologique, elle est même obligatoire pour l’obtention du label. Il existe différentes méthodes pour construire sa rotation, notamment par famille de légumes ou par type (légume racine, légume fruit, légume feuille). De notre côté, nous faisons une sorte de mélanger entre les deux, en veillant toujours à ce qu’une même espèce ne revienne pas trop rapidement au même endroit.
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À quoi servent les serres en maraîchage bio

Nos serres tunnels
Aux Jardins de la mante verte, sur les 3ha de notre parcelle, nous cultivons environs 1ha. 1 900m2 de cette surface sont cultivés sous abri, dans des serres de type tunnel. Ces structures en acier composées d’une suite d’arceaux sont recouvertes d’une bâche en plastique transparente.
Nous disposons de tunnels de 3 dimensions différentes, pour s’adapter aux contraintes de notre parcelle. Certains ont une largeur de 6,20m, d’autres 8m et d’autres encore 9,30m. Les deux premiers tunnels que nous avons montés sont les plus petits, avec une longueur de 20m. Les autres ont une longueur de 40m.
À quoi servent ces tunnels
Les tunnels nous sont utiles à plusieurs points de vue. D’une manière générale, ils ont pour but de protéger les plantes des intempéries et de nous permettre de hâter certaines cultures.
Protéger les plantes des intempéries
Si vous avez un jardin, vous le savez déjà : certaines cultures, telles que les tomates, les concombres ou les aubergines, n’apprécient pas que leur feuillage soit mouillé. Cela les expose à des infections par des champignons : oïdium ou mildiou. Une fois affectées par ces champignons, les cultures ont du mal à se développer, leurs fruits peuvent s’abîmer ou tomber. Selon la virulence de l’attaque la plante peut en mourir.
Sous notre climat lorrain, la culture de ce type de légumes en plein air représente donc un risque. Leur implantation sous abri nous permet de les arroser au pied au moyen d’un système de goutte-à-goutte, qui ne mouille pas le feuillage mais apporte la quantité d’eau nécessaire aux racines des plantes.
Hâter les cultures
Dans une certaine mesure, les serres tunnels permettent de protéger les cultures du froid. La couverture transparente permet à la lumière de pénétrer la serre et ralentit la dispersion de la chaleur. Ainsi, par une froide journée ensoleillée, l’écart de température entre l’extérieur et l’intérieur d’une serre peut être conséquent. L’effet est moins remarquable si le temps est couvert, mais la température demeure supérieure sous abri si les portes sont fermées.

Dans une certaine mesure, les serres tunnels permettent de protéger les cultures du froid. La couverture transparente permet à la lumière de pénétrer la serre et ralentit la dispersion de la chaleur. Ainsi, par une froide journée ensoleillée, l’écart de température entre l’extérieur et l’intérieur d’une serre peut être conséquent. L’effet est moins remarquable si le temps est couvert, mais la température demeure supérieure sous abri si les portes sont fermées.
La nuit, la différence de température entre l’extérieur de l’intérieur de nos tunnels n’est que de quelques degrés, mais cela peut faire la différence entre une culture gelée et une culture indemne. Ces quelques degrés sont très importants au printemps. À cette période, la protection du tunnel nous permet d’implanter des cultures fragiles, qui risquent de mourir dès 0°C. Elle empêche aussi le givre de se former sur les feuilles. Nous protégeons ainsi nos premières laitues, courgettes ou tomates.
Ces quelques degrés permettent aux premières cultures du printemps de se développer plus rapidement. Mais les tunnels ont aussi leur rôle en fin de saison, pour nous permettre de prolonger des cultures à l’automne. C’est grâce à eux que nous arrivons à vous proposer des aubergines en octobre ou des salades en décembre.

Apporter de l’ombre
Si nous recherchons la chaleur au printemps et à l’automne, celle-ci peut être fatale aux cultures en plein été. Ainsi, lors des épisodes de canicules de juillet 2022, nos tomates ont fortement souffert de la chaleur. Sous l’effet du stress, les fruits ont mûri tous en même temps, ce qui a causé une surproduction temporaire très difficile à écouler. De plus, les fruits formés à cette période sont restés très petits, occasionnant un déficit pour les mois suivants.
Pour contrer les effets d’une chaleur trop importante, nous appliquons désormais à nos tunnels une peinture d’ombrage à base de chaux, biodégradable et qui s’efface avec les pluies automnale. Ce couvert de couleur blanche, appliqué avant les premières grosses chaleurs, apporte un véritable ombrage aux cultures. Il prévient les coups de soleil et le stress liés aux canicules. Ainsi, en plein été, il devient plus agréable de travailler sous leur abri qu’en plein soleil !
Des pistes pour l’avenir
Nous l’avons vu, les effets bénéfiques de l’utilisation des tunnels sont multiples. Au vu des évolutions du climat, nous faisons sans cesse en sorte de nous adapter, de manière à faire face, mais aussi à effectuer notre part du travail pour aller vers des systèmes qui ont du sens.
Ainsi, nous avons pour projet de nous équiper de plus petits tunnels que nous implanterons dans certains de nos jardins de plein champ, uniquement pendant l’été, pour apporter de l’ombre aux cultures. Cela nous permettra d’être plus économe en irrigation. En effet, sous un tunnel, ombrés, non seulement les besoins des plantes sont moins importants, mais l’évaporation de l’eau est aussi moindre.
Cette solution est l’une des pistes que nous envisageons pour rendre notre système plus autonome et plus résilient.
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Un tunnel de verdures : la photo du mois d’octobre

C’est pas beau, un tunnel de verdures pour l’hiver ? -

Les oiseaux de notre ferme, partie 2
Nous poursuivons notre série sur les oiseaux qui accompagnent notre saison. Après avoir évoqué les oiseaux que nous croisons le plus souvent, voici quelques mots sur les espèces que nous observons moins facilement, soit parce qu’ils ne sont présent qu’une partie de l’année, soit parce qu’ils sont un peu plus discrets.

Alouette des champs
Nous l’entendons plus que nous ne la voyons. Dès le mois de février, l’alouette se met à chanter dans les airs au-dessus du champ voisin. Cette espèce qui couve au sol est menacée par l’agriculture intensive et les pesticides. Un couple d’alouettes que nous retrouvons chaque année niche très probablement dans la bande enherbée que nous maintenons entre nos cultures et celles du voisin.
Photo : Daniel Pettersson, CC BY-SA 2.5 SE https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.5/se/deed.en, via Wikimedia Commons

Bergeronnette grise
Ce petit oiseau apparaît dès que nous travaillons notre sol. Il marche en agitant la queue de haut en bas, ce qui lui vaut le surnom de “hochequeue gris.” On l’aperçoit généralement en petits groupes et sa démarche originale nous amuse toujours.
Si la bergeronnette rapplique quand le sol vient d’être retourné, c’est pour picorer les insectes qu’elle y trouve.
Zeynel Cebeci, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons

Étourneau sansonnet
Nous croisons surtout les étourneaux à l’automne, quand ils viennent se nourrir des vers qui remontent à la surface du sol à la faveur de la fraîcheur et de l’humidité. Nous les voyons toujours en groupe et on les reconnaît facilement aux reflets iridescents de leur plumage tacheté. À la même saison, nous observons volontiers leur vol spectaculaire, au cours duquel une nuée d’individus dessine des formes mouvantes.
PierreSelim, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0, via Wikimedia Commons

Mésange bleue et mésange charbonnière
Ces deux types de mésanges font des apparitions dans notre parcelle pour se nourrir. Le reste du temps, elle sont perchées dans les haies et les arbres des jardins avoisinants.
Elles mangent principalement des insectes pendant la période de reproduction, puis se nourrissent surtout de graines le reste du temps.
Photo © Francis C. Franklin / CC-BY-SA-3.0, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0, via Wikimedia Commons

Rougequeue noir
Nous le croisons le plus souvent sous les serres, où il aime se percher pour chasser des insectes. Il est toujours seul et ne semble pas particulièrement dérangé par notre présence, restant à distance sans pourtant s’enfuir à notre approche. C’est surtout lorsqu’il prend son envol que le rouge de sa queue devient visible, ce à quoi nous le reconnaissons facilement.
Michael Apel, CC BY-SA 2.0 DE https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/de/deed.en, via Wikimedia Commons
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Récolte des oignons : la photo du mois de septembre

Les oignons arrachés en déposés en rang sèchent au soleil avant d’être rentrés pour le stockage. -

Les outils du maraîcher bio, partie 2 : nos outils manuels
Dans notre petite ferme maraîchère, nous travaillons beaucoup à la main. L’une de nos occupations régulières consiste à gérer l’enherbement et beaucoup de nos outils sont utilisés pour faciliter cette tâche. En voici un aperçu.
Outils poussés

Houe maraîchère
La houe maraîchère est composée d’un châssis muni d’une ou deux roues à l’avant, auquel on accroche un outil. Le maraîcher avance en poussant la houe devant lui, ce qui nécessite plus ou moins d’effort selon l’outil qui y est attelé.
La houe est utilisée principalement pour le désherbage, mais aussi pour butter certaines cultures. Nous y accrochons, au choix :
- une lame pour couper les herbes à la racine;
- un sarcloir pour déraciner les herbes lorsqu’elles sont encore petite;
- des dents Lelièvre, qui enjambent le rang de culture pour arracher les herbes de part et d’autre de la ligne;
- des doigts de binage, qui interviennent sur le rang pour déraciner les jeunes adventices, lorsque les cultures sont suffisamment enracinées.
- un butoir, qui rejette la terre sur le côté, pour butter les cultures qui le nécessitent (par exemple les poireaux).
Semoir
Pour effectuer nos semis en pleine terre, nous utilisons presque toujours le même semoir, un modèle rustique de la marque Sembdner, très largement répandu. Le réservoir, qui contient les graines, est équipé de petite brosses qui tournent pour pousser les graines vers un trou. En fonction de la taille des graines et de la densité souhaitée, nous faisons varier le diamètre du trou.
Le semoir est poussé par le maraîcher, qui doit prendre soin de marcher à côté de la planche pour ne pas écraser son semis.
Outils à manche
Désherbage
Les opérations de désherbage s’effectuent soit à l’aide de la houe maraichère, soit à la main. En général, nous combinons les deux. En fonction du stade de développement des herbes et de l’écartement de la culture, nous choisissons l’outil à utiliser.
Il vaut mieux procéder par temps sec, de façon à ce que les herbes arrachées n’aient pas la possibilité de s’enraciner à nouveau à la faveur d’une pluie.
- le sarcloir oscillant est très efficace pour déraciner les herbes quand elles sont encore petites. Un petit mouvement d’avant en arrière est nécessaire pour lui permettre d’arracher les jeunes herbes et des les étaler sur le sol.
- la rasette nous permet d’accéder au plus près du pied des plants, pour affiner le désherbage et éliminer les herbes sans détruire la culture implantée à côté.
- la lame est utilisée pour se débarrasser d’adventices déjà bien implantées, en les coupant au niveau du sol. Cette technique est moins efficace que l’arrachage, mais permet un travail rapide, notamment pour les bordures de planches qui sont souvent moins bien travaillées et où les herbes poussent rapidement.
Outils divers
Nous utilisons de nombreux autres outils de manière ponctuelle, selon le besoins du moment : fourche-bêche pour l’arrachage des poireaux, grelinette pour sortir les carottes, pelle, bêche, fourche à fumier, râteau…